En décidant de dissoudre l’Assemblée nationale, entrainant l’organisation d’élections législatives en 20 jours,
Emmanuel Macron joue avec le feu.
Il fait le choix du désordre démocratique comme il l’a toujours fait.
Sans sursaut immédiat de notre part, l’extrême droite peut arriver au pouvoir.
Décryptons l’imposture de l’extrême droite sur des sujets qui nous concernent tous et toutes.
Aujourd’hui : les salaires, les retraites et la représentation des salarié·es.
Ne votons pas contre nos intérêts !
Point n°1 – Les salaires
L’extrême droite dit soutenir celles et ceux réclamant une augmentation des rémunérations par le biais des salaires et non pas par des primes. Mais toute l’argumentation ne tourne qu’autour de l’intérêt du patronat. Les propositions concernent un allégement des cotisations sociales payées par les employeur·ses, une défiscalisation des heures supplémentaires, etc. En d’autres termes, une diminution du salaire socialisé, impactant ainsi directement sur le calcul de la retraite, du chômage, de la sécurité sociale…
Pire, quand il s’agit d’augmenter les salaires minimaux, l’extrême droite d’une seule et même voix s’y oppose et vote contre les propositions. Ainsi, l’extrême droite a voté contre l’augmentation du SMIC à 1 500 € ; contre l’indexation des salaires sur l’inflation ; contre un salaire minimum européen. Depuis 2017 la proposition de hausse du SMIC a bien disparu des propositions affichées par la représentante de l’extrême droite lors des élections afin de charmer le patronat.
Point n°2 – Les retraites
L’extrême droite mise sur une entrée précoce dans le monde du travail et propose la suppression des comptes pénibilité.
La régulation de nos retraites, ce « système déficitaire », se ferait par une relance de la natalité et de la « continuité de la Nation et de la transmission de notre civilisation grâce à notre modèle familial ». Ce discours patriarcal est très en adéquation avec celui des bataillons anti-IVG !
Rappelons également que l’extrême droite a voté contre la revalorisation des petites retraites.
Point n°3 – Représentation des salarié·es dans l’entreprise
L’extrême droite a une profonde aversion envers les syndicats et les représentant·es des travailleur·euses et propose des amendements pour augmenter le nombre de salarié·es à partir duquel des obligations (représentation du personnel, informations, …) sont imposées à l’employeur. Il ne manquerait plus que la main d’œuvre bon marché puisse être représentée et se défendre.
Ainsi les députés RN ont proposé un amendement visant à interdire la présence d’étrangers au sein des Instances Représentatives du Personnel (IRP) et pour limiter le droit de vote des travailleur.s.es précaires aux élections professionnelles.
Leur modèle reste le corporatisme historique et ils ne manquent pas une occasion pour critiquer les mouvements de grève et cognent régulièrement sur notre organisation syndicale.
NE VOTONS PAS CONTRE NOS INTERETS !
VOTONS AU PREMIER TOUR POUR UN·E CANDIDAT·E DU NOUVEAU FRONT POPULAIRE !